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  Hypersomnie et maladie psychiatrique
  Psychiatrie et hypersomnie
  Signes cliniques
  Bilan
  Prise en charge
  Forme clinique particulière
 

Bilan

Un entretien psychiatrique, plus ou moins accompagné de l’utilisation d’une échelle d'évaluation quantitative sera nécessaire pour affirmer l’origine psychiatrique de l’hypersomnie.

   
Cette origine psychiatrique est le plus souvent un trouble de l’humeur : dysthymie ou réelle dépression majeure.
   
Il faut confirmer le diagnostic d’hypersomnie par les tests itératifs de latence d’endormissement et aussi éliminer le diagnostic différentiel plus fréquent d’asthénie-clinophilie (la clinophilie se caractérise par un temps excessif passé au lit sans augmentation du temps de sommeil).
   
En effet, la plupart des études réalisées chez des patients psychiatriques avec une plainte d’hypersomnie, démontrent que ceux-ci ne dorment pas plus que la normale de façon objective.
   
L’enregistrement polysomnographique éliminera aussi une autre cause de somnolence et notamment un syndrome d’apnées du sommeil fréquent chez des patients polymédicamentés prenant souvent des benzodiazépines potentiellement aggravants.
   
Un enregistrement du sommeil pendant 24 heures peut aussi se discuter du fait des mêmes limites du TILE que dans l’hypersomnie idiopathique (voire la partie «hypersomnie idiopathique»).